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Manger en avion - Conseils pour s'envoler l'estomac léger

Pendant le temps des Fêtes, que ce soit pour faire le plein de soleil ou découvrir de nouveaux horizons, plusieurs d’entre nous en profitent pour prendre l’avion. La nutritionniste Catherine Lefebvre nous donne quelques règles faciles à suivre pour arriver frais et dispos à destination.

Avant de partir

Précisez vos intolérances ou régimes particuliers à votre compagnie aérienne

Indiquez-les à l’avance, soit au moment de l’achat des billets ou lors de l’enregistrement en ligne, 24 à 48 heures avant votre départ. De nos jours, que le repas soit inclus ou à la carte, de plus en plus de compagnies bonifient leur offre pour mieux répondre aux besoins de leur clientèle. Par exemple, sur les ailes de certaines lignes, si vous êtes intolérant au gluten, diabétique, végétarien, si vous suivez un régime réduit en sodium ou en gras, ou encore si vous avez certaines restrictions d’ordre religieux (cacher, halal, hindou), vous serez servi sans problème.

Renseignez-vous avant d’apporter des aliments pour votre consommation personnelle à bord

Les lois varient selon la destination. Vous voyagez au Canada ? Sachez que presque tout est permis à bord, pourvu qu’on ne dépasse pas la consigne des contenants de 100 ml au maximum (oui, le beurre d’arachide et le yogourt comptent pour des « liquides »). Vous passez la douane américaine à l’aéroport de départ ? C’est le cas à l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau. Vous n’avez pas le droit d’apporter des aliments de la maison, comme de la viande, du poisson et des fruits de mer, ni des fruits et légumes frais, des noix ou des graines. Vous pouvez cependant apporter du pain et des produits de boulangerie, du fromage à pâte ferme et des aliments en conserve qui ne contiennent pas de viande. Pour vous y retrouver, consultez d’abord (c’est-à-dire avant de vous rendre à l’aéroport avec une boîte à lunch pleine) le site de la douane américaine. Vous prenez un vol international ? Vous devrez alors vous conformer aux normes frontalières du pays en question. Visitez le site de l’aéroport de la destination d’arrivée sous l’onglet « arrivées internationales » et assurez-vous de ne pas avoir avec vous de produits interdits.

Prévoyez une trousse en cas d’indigestion ou de turista

Dans le cas d’une indigestion, l’Imodium® peut calmer les crampes abdo­minales, les gaz et les ballonnements, puisqu’il ralentit le mouvement intestinal. Le Gravol®, pour sa part, apaise les nausées et les vomissements, qu’ils soient déclenchés par une infection bactérienne, virale ou non. Si les symptômes de turista commencent avant l’embarquement ou à bord de l’avion, Geneviève Forget, infirmière à la clinique Santé-voyage de la Fondation du CHUM, est claire : l’hydratation est la clé, puisque le risque de déshydratation est élevé dans les cas de diarrhées sévères. Elle suggère également d’inclure une solution de réhydratation orale (de type Gastrolyte®) dans le contenu de votre bagage à main, de même que des comprimés d’Imodium® ou de Gravol®. Toutefois, si les inconforts persistent, consultez un médecin.

Repas 3 étoiles

Certaines compagnies aériennes vont jusqu’à inviter des chefs renommés de leur pays pour créer leur menu. Sur les ailes d’Air France, en partance de Paris, ce n’est rien de moins que la chef Anne-Sophie Pic, seule femme à avoir décroché trois étoiles au Guide Michelin, en France, qui signe la carte des classes supérieures. Du côté de Qatar Airways, on a fait appel à des chefs de renommée internationale pour élaborer la carte intitulée « Culinary World Menu ». On a demandé à la maison parisienne Ladurée de s’occuper des desserts. De quoi ne plus avoir envie de quitter la cabine, pour qui peut s’offrir le privilège de la classe affaires...

À bord

Avisez le personnel en cabine de toute allergie alimentaire

Bien que plusieurs compagnies aient supprimé les arachides de leurs collations emballées et distribuées à bord, elles ne peuvent garantir que les plats servis dans la cabine ne contiennent pas de traces de ces allergènes ou d’autres aliments auxquels vous êtes sensible. Mieux vaut être averti. Cela dit, si vous souffrez d’allergies sévères aux arachides ou aux noix, vous pouvez également être placé dans une zone tampon (un périmètre où les passagers doivent s’abstenir de consommer ces denrées). Le mieux est de consulter le site de votre compagnie aérienne, afin de connaître leur politique à ce sujet et d’assurer votre sécurité pendant le vol. Enfin, en plus de votre auto-injecteur d’épinéphrine (ainsi qu’un formulaire d’autorisation dûment rempli par votre médecin), n’oubliez pas de glisser dans votre sac des lingettes désinfectantes pour nettoyer votre siège et votre tablette. Tuyau intéressant : l’Association québécoise des allergies alimentaires a bâti sur le Web un guide intitulé « Info-voyage », qui regroupe les meilleurs conseils pour les gens allergiques qui partent en voyage. allergies-alimentaires.org

Pendant le vol, traitez votre corps aux petits oignons

Afin de minimiser les risques de déshydratation et d’œdème (enflure à certains membres, comme les orteils et les chevilles), évitez d’abuser du sel de table et des aliments riches en sodium, comme le fromage, les noix salées, les croustilles, les charcuteries ou le jus de tomate. Pour prévenir les inconforts digestifs, mettez la pédale douce sur les aliments gras, comme les plats en sauce crémeuse ou les irritants : légumineuses, boissons gazeuses, alcool. Si vous voulez passer un meilleur quart d’heure côté digestion, attention au surplus de glucides, comme le petit pain, les bretzels et les desserts. À l’inverse, dites oui aux salades de légumes et de fruits, au yogourt et au fromage frais.

Gardez un verre d’eau à portée de main

L’altitude accélère la déshydratation. En effet, le pourcentage d’humidité dans la cabine est inférieur à celui du sol, ce qui assèche les muqueuses corporelles. D’où l’intérêt de boire pratiquement tout au long du vol, au moins un verre d’eau par heure. Si les agents de bord se font plus rares dans les allées lors des longues envolées, n’hésitez pas à aller chercher un ou plusieurs verres d’eau à la station la plus près de votre siège. Le plus simple est souvent de remplir votre bouteille réutilisable avant d’embarquer dans l’avion, puisque l’eau dans les toilettes est généralement non potable.

Pourquoi notre goût change-t-il dans les airs ?

En avion, l’air est sec et on se déshydrate plus vite : nos papilles ont du mal à bien distinguer les goûts. Même notre odorat est déstabilisé. Certaines saveurs sont amplifiées, d’autres sont atténuées. On aura tendance à percevoir davantage le salé que le sucré. C’est pourquoi le jus de tomate est plus savoureux que d’habitude, tandis que certains desserts semblent plus fades. Le même phénomène se produit pour les alcools, comme le vin. Selon James Cluer, sommelier pour Qatar Airways, un vin dégusté à 10 000 mètres d’altitude ne goûtera jamais tout à fait la même chose qu’au sol. Les tannins du vin rouge, par exemple, seront plus prononcés.

Levez le coude avec modération

Selon la documentation scientifique, l’alcool ne se concentre pas plus rapidement dans votre sang lorsque vous vous trouvez à 10 000 mètres d’altitude. Ce sont ses effets secondaires qui sont plus marquants : déshydratation, maux de tête et étourdissements pour les personnes plus sensibles. À peu de choses près, les symptômes d’un lendemain de veille... Rien qui facilitera votre adaptation à l’heure locale. Veillez donc à modérer votre consommation et à boire de l’eau plus souvent que d’habitude.

allégez votre décalage horaire

Pour ce faire, optez pour des aliments plus faciles à digérer, misez sur les protéines maigres (poulet, poisson, œufs) et laissez tomber les à-côtés riches en gras ou en sucres (sauces crémeuses, beurre, biscuits, desserts). Le but est de ne pas gêner votre sommeil, afin de vous adapter le plus aisément possible au fuseau horaire à destination. Si vous prévoyez faire une sieste à votre arrivée, évitez la caféine avant d’entamer votre descente.

Restez à l’écoute de votre appétit

Si vous prévoyez dormir, le mieux est de ne pas trop manger pendant le vol : les inconforts digestifs peuvent nuire à votre sommeil. Questionnez-vous : avez-vous vraiment de l’appétit ou mangez-vous par ennui ou fébrilité du voyage ? Si vous n’avez pas faim pour un deuxième souper à minuit, conservez certains aliments du plateau pour plus tard, comme le fromage emballé sous vide, les craquelins et la salade de fruits. Vous pouvez aussi apporter à bord quelques denrées de la maison, comme un fruit ou une barre granola (si vous ne passez pas par la douane américaine à l’aéroport), ou vous en procurer du côté des portes d’embarquement. Sur ce, bon décollage !

Au 7e ciel

En 2014, les compagnies aériennes qui se sont taillé une place dans le top 5 au World Airline Awards pour le service traiteur en classe économique sont :

1. Thai Airways 2. Turkish Airlines 3. Asiana Airlines 4. Etihad Airlines 5. Cathay Pacific Airways