Recettes  

Découvrez nos régions nordiques à travers 4 traditions culinaires autochtones

En collaboration avec
Tourisme autochtone Québec

Dans cet article de la série Savourer le Québec, on découvre ou redécouvre les cultures des Cris de Eeyou Istchee Baie-James et des Inuits du Nunavik à travers leurs traditions culinaires. Malgré le fait que ces communautés autochtones soient présentement inaccessibles aux visiteurs pour y prévenir la propagation de la COVID-19, ce sont des destinations à garder en tête pour le moment de leur réouverture! Voici 4 traditions qui font partie d’une culture autochtone foisonnante de saveurs.

1. La pêche

Pour ceux qui ont la piqûre du grand air, ces deux territoires riches en aventures sont des destinations privilégiées. On retrouve une faune aquatique diversifiée qui fait la joie de ceux qui veulent lancer leur ligne. Parmi les espèces les plus convoitées, on note les vedettes de Eeyou Istchee Baie-James, le doré jaune et le grand brochet; les combattants du Nunavik, l’omble chevalier de l’Arctique et le saumon atlantique, sans compter l’omble de fontaine et le touladi, présents dans les deux régions. Des prises à la taille impressionnante et à la chair délicieuse vous attendent!

2. Les plantes sauvages

Faisant partie intégrante de l’identité culturelle et composant une part de l’alimentation des peuples du Nord, autant au Nunavik qu’en Eeyou Istchee Baie-James, les plantes sauvages ont un rôle protecteur pour le bien-être de leurs habitants. La forêt boréale et la toundra regorgent de ressources telles que le thé du Labrador, le genévrier, la camarine noire, ainsi que la ronce petit-mûrier. En attendant le déconfinement, dégustez ces savoureuses tisanes à base des plantes sauvages du Nunavik cueillies par les Inuits eux-mêmes grâce à la boutique en ligne Délice Boréal.

Cueillette de camarines noires

3. La banique

Chacune des communautés autochtones possède sa propre interprétation de la banique. Ce pain plat sans levure, simple à confectionner, est présent sur à peu près toutes les tables des communautés autochtones. La version que nous proposons, bien que pas tout à fait traditionnelle, utilise des ingrédients faciles d’accès. Une fois la base acquise, on peut ensuite s’amuser à varier les saveurs en ajoutant des œufs de poisson et du saumon fumé.

4. Les petits fruits

Au Nunavik, à l’automne, alors que les journées s’écourtent de plus en plus pour faire place à la nuit polaire, les aurores boréales se produisent en spectacle dans le ciel nocturne, dans un ballet de lumière haut en couleur. La forêt boréale et la toundra des alentours revêtent les couleurs automnales, passant d’un jaune doré au rouge vif de septembre jusqu’en octobre, et foisonnent de petits fruits.

Les femmes inuites, et certains hommes aussi, souvent accompagnés de leurs jeunes enfants, parcourent ces espaces luxuriants pour faire la cueillette de ces précieuses baies sauvages.

  • Chicouté ou ronce petit-mûrier (aqpik en inuktitut), une baie orangée et acidulée.
  • Diverses variétés du bleuet nordique (kigutanginnak en inuktitut).
  • Camarine noire (paurngak en inuktitut), qui fait partie de la famille du bleuet.
  • Airelle rouge (kimminak en inuktitut), une sorte de petite canneberge qui pousse au ras du sol et qui aide à prévenir bien des infections une fois l’hiver venu.

Les petits fruits

En attendant la réouverture des communautés nordiques, notre partenaire vous propose sa recette de pain banique frit dans l’huile qu’on peut accompagner d’une tartinade aux petits fruits! Un délice accompagné d’une tasse de tisane inuite concoctée à partir de plantes et de baies sauvages.

On en profite aussi pour découvrir la gastronomie à saveur autochtone des Cris de Eeyou Istchee dans le livre de recettes Saveurs nordiques. Les richesses du territoire, les fruits de la forêt boréale et la générosité de la côte de la baie James comptent pour une grande partie de leur alimentation. Elles font de cette région un endroit unique et gourmand à explorer.

Cet article est une collaboration entre RICARDO, Tourisme Nunavik et Eeyou Istchee Baie-James.

Crédits photos: Frederic Laroche, Isabelle Dubois